Sans arme, ni haine, ni violence
Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police.
Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français.
Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française.
Mon avis : Le talent d'acteur de Jean-Paul Rouve n'était plus à prouver, son talent de réalisateur non plus désormais ! J'ai été transportée dans les années 70 dès le générique. J'avais déjà vu des reportages sur Albert Spaggiari, donc j'en connaissais un peu l'histoire et apparemment son rêve était d'être « célèbre » pas forcément riche. Il voulait une existence hors du commun.
Jean-Paul Rouve rend ce fuyard plus que sympathique et très attachant. Je ne sais pas si le rôle joué par Gilles Lellouche est réel ou s'il a été créé pour le film, mais si le personnage est vrai, il rend l'histoire encore plus captivante et touchante.
A l'époque où l'on n'a plus le
droit de fumer nulle part (m'en fous chui non fumeuse... ça m'arrange même
), j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas une scène sans une clope ou un
cigare... sans doute un petit clin d'oeil ironique de JP...
Un bon film pour ma part !
Par Smellycat, Mercredi 14 Mai 2008 à 10:16 GMT+2 dans Culture (article, RSS)






